samedi 13 septembre 2008

Ma selection photo

Chicago : 
dsc_9758_edited dsc_9727_edited dsc_9693_edited DSC_0289 Chicago


Saint Louis :
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Kansas City :
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Pikes Peak :
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Island in the sky :
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Island in the sky


Arches :
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Arches

The Needles :
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The Needles


Monument Valley :
Monument valley
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Gooseneck :
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Capitol Reef :
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Capitol Reef

mardi 8 juillet 2008

This is the end...

Oui, enfin pas encore tout à fait, il me reste une journée à raconter.

Le réveil sonne à 8h00, alors qu'il sonnait à 6h00 dans les parcs... mais plus personne ne jaillit hors du lit pour la douche. Démotivation ? Peut-être un peu, mais surtout la fatigue, fatigue de chaque jour réactiver la même curiosité que la veille. Bref, petit-déj. de Days Inn où Romain ne se lasse pas de faire marcher le gaufrier automatique maintenant maîtrisé sur le bout des doigts, puis en route vers San Francisco avec quand même quelques trucs à faire, fatigués mais pas complètement démotivés !

On démarre la journée en se garant à côté de Market St, dans le quartier d'affaire. San Francisco est une ville avec des gens dedans, et pas seulement des touristes. Ca change de Kansas City! et où, d'ailleurs, il n'y avait pas de touristes non plus. Dans cette douce animation, nous tentons de faire un tour en "cable car" : l'attraction à faire lorsqu'on visite SF... oui, enfin, à faire quand on a du temps à perdre, déjà 2h de queue au début de la ligne! Nous tentons d'être malins, ce qui n'est pas gagné, en cherchant à prendre l'engin à un autre arrêt mais sur la même ligne... il y a beaucoup moins de queue mais les cable cars ne s'arrêtent pas, déjà complets. Pas de cable car pour nous, donc...

Direction China Town, où nous passons sans nous arrêter. Des touristes, et des magasins pour touristes...

Décision prise de redescendre vers le port pour manger. En chemin, nous croisons la Lombard St et cela nous permet d'apercevoir le tronçon en zigzag sans avoir le nez dessus, téléobjectif obligatoire. Le In-N-Out du Pier 39 nous accueille pour manger. Nous enchaînons ensuite sur une promenade en bateau dans la baie, un vrai truc de touristes. Cela permet d'approcher Alcatraz même si nous n'y rentrerons pas et d'avoir une vue sur le Golden Gate par le dessous, difficile d'avoir la même en voiture ou à pied... On enchaîne par une glace de chez Ben&Jerries, depuis le temps qu'on en parlait, voilà, on rentrera en sachant ce que c'est, en particulier le Chocolate Therapy... Il nous faut ensuite rejoindre la voiture avant de monter à la Coit Tower, euh, oui, c'est ça la "Coit Tower" ça ne s'invente pas, du nom de la dame qui a sponsorisé sa construction en honneur des pompiers de la ville, sur Telegraph Hill. Nous espérons beaucoup de la vue une fois en haut, malheureusement, c'est toujours aussi foggy et en plus ils ont posé des vitres qui font encore perdre en qualité d'image, avec des reflets, des traces, l'horreur pour un photographe en quelque sorte. 4.50$ pour ça... On monte ensuite en haut des Twin Peaks, la vue est égale, dans la brume, mais néanmoins assez sympa, San Francisco s'étend là, devant nous. Ca y est. Pour le coup c'est fini, un petit coup de blues accompagne la re-descente.

Nous rentrons au motel pour préparer les bagages, ranger, vider la voiture. Nous retournons ensuite à Palo Alto, histoire de ne pas finir sur une soirée dans la chambre. A Palo Alto, au moins il y a de la vie. La SDF à qui nous tendons nos "coins" nous dit nous envier de retourner en France, elle restera, comme elle dit, "stuck here"...

dimanche 6 juillet 2008

On the road to San Francisco

Nous sommes en avance. Nous avions peur de ne pas arriver à temps pour visiter San Francisco correctement et finalement nous aurons deux jours plein. En attendant, nous prenons notre temps pour parcourir les 100 miles qui nous séparent de SF.

Pour commencer, suivant les conseils d'une autochtone rencontrée la veille sur la plage de Monterey, nous nous arrêtons à Santa Cruz, autre ville californienne au bord du pacifique. Nous débarquons sur une plage un peu à l'écart des plages principales en contre bas des maisons avec vue sur la mer. Il est encore tôt et seul les surfeurs sont déjà à l'eau. La plage est magnifique et l'océan très calme, seul la pente abrupte avec laquelle la plage plonge dans la mer permet de créer quelques vagues bien formées. Nous passerons deux heures à shooter les surfeurs et les pélicans qui passent. Petit à petit, les locaux arrivent et installent leur campement pour la journée : tentes, barbecue, etc.., il est temps pour nous d'aller voir plus loin.

Nous tentons désespérément de trouver une rue qui suive l'océan, mais une grande partie du litoral est accaparée par des propriétés privées qui défendent avec hargne leur position et leur vue en empêchant le publique d'approcher trop près a l'aide de panneaux "no parking" et "not a  through street". Nous devons donc repasser par la ville pour retrouver la mer un peu plus loin. Quelques demi-tour et contournement plus tard, nous nous retrouvons sur la jetée (au sens américain du mot Pier) depuis laquelle nous pouvons observer des lions de mer et des phoques prendre le soleil sur un ponton. Nous y trouverons également notre repas de midi.

Nous reprenons ensuite notre route vers San Francisco sur la mythique Highway 1 qui longe l'océan. Nous nous arrêtons pour shooter des dizaines de kite surfer regroupés sur une plage ou le vent frais du pacifique souffle violemment.  Nous arrivons au motel ou nous allons passer les trois dernières nuit du voyage et décidons de pousser jusqu'à la silicon valley que nous ne verrons pas car nous nous sommes arrêté à l'université de Stanford en chemin.  Nous faisons rapidement le tour des bâtiments principaux du campus et cela suffit à nous donner une idée des moyens énorme dont ils disposent et de l'ambiance qu'il doit y régner, c'est assez impressionnant. Sur le chemin du retour nous passons par Palo Alto ou nous croisons pour la première fois aux US un quartier vivant "à l'européenne" : avec des magasins, des cafés et des restaurants. Un passage par l'Apple Store convainc presque Laurent d'acheter un MacBook et nous finissons la soirée avec une part de pizza "presque comme en Italie".

Le Pacifique, at least

Ca y est, notre dernière étape sérieuse nous ammène sur la côte ouest, à Salinas, en étant partis d'Oakhurst, au sud du Yosemite. Marrant de voir la mer après plus de 7000km vers l'ouest...

Un Quality Inn nous servira de refuge cette nuit du 4 juillet, fête nationale ici. Nous avions peur de ne pas trouver de motel à l'arrivée sur la côte, pour cause de long week-end, mais en fait, en se positionnant à Salinas (20miles de la mer) et en prenant la chambre en début d'après-midi, nous n'avons pas eu de difficulté à trouver, le motel6 était plein mais pas notre deuxième choix... c'est ça les Etats-Unis, on peut toujours trouver une chambre ou une place de parking. Le voyage itinérant et sans préparation, rendu facile en quelque sorte.

Pour le "repas" du midi, la découverte d'une nouvelle sorte de fast-food nous sustente. Il s'agit du In-n-Out. Un menu simplifié à l'extrême, 3 choix possibles "hamburger, cheeseburger, double-double". C'est le double-double que nous choisissons, of course. Double meat, double cheese. Tout est fait sur place, la viande n'est jamais congelée, tous les produits sont frais, les frites y compris, on voit même de vraies patates dans les cuisines. Eh bien, croyez-le ou non, ça peut être bon un burger de fast-food :).

Dans l'après-midi, nous visitons d'abord Carmel-by-the-Sea, ville dont Clint Eastwood fut maire, petit village, en fait, au bord de l'eau, typiquement californien paraît-il. On remarque surtout que c'est charmant, propret et sûrement pas donné de possèder une des petites villas charmantes du bord de mer. Le Pacifique est bien là, un peu sauvage avec ses rouleaux impressionnants pour celui, qui, comme moi, est habitué à la Méditerranée. L'eau vert-émeraude, selon l'appréciation précise de Rémi, est assez magnifique.

Nous évitons ensuite consciencieusement de prendre la route privée intitulée "17-miles road" le long de la mer, elle est payante, 10$ tout de même mais surtout par principe, pour rejoindre Monterey. Monterey, station balnéaire californienne un peu moins hup-hup que Carmel, mais néanmoins mignonne et bien dans le style californien, elle aussi. Un ancien port, plein de gens et le feu d'artifice du soir qui se prépare. Nous nous balladons longuement dans le port et sur la plage aussi. Cela nous permet de voir des pélicans et des phoques... inhabituel! La population est "chicanos" dans l'ensemble, c'est pas tout à fait le même standing que Carmel, mais ça a son charme aussi, ambiance bon-enfant garantie.

Le feu d'artifice n'a rien de glorieux. On attendait à mieux de ce peuple pour leur fête nationale. Nous en avons tous vu de plus rythmés et plus spéctaculaires en France et pas seulement un 14 juillet. Pour une fois que les américains n'ont pas fait un truc "supersize"... Retour au motel après un "clam chowder bread bowl" acheté sur le wharf de Monterey. Traduire, un chaudron de palourdes dans du pain en bol, oui oui, sur la jetée de Monterey. En fait, c'est une boule de pain, vidée par le haut de sa mie, qui devient donc un bol, dans lequel ils versent une sorte de soupe épaisse à la palourde : inimitable. J'entame ma nuit dans la voiture qui nous ramène à Salinas, je m'arrêterai donc là...

Yosemite

Notre petit motel ne proposant pas de petit-déjeuné, nous voilà en route de bon matin pour le Yosemite N.P. à prononcer "yo-ssé-mi-ti" sous peine de passer pour un extra-terrestre vis-à-vis de la population locale.

Nous entrons par l'Est, la route est sinueuse et la dénivellation importante. A la différence de nos précédents parcs, celui-ci se situe en montagne, les pins laissant apparaître de petites prairies, avec parfois un paisible lac, derrière lesquels des sommets encore blancs se dessinent. Nous sommes déjà à plus de 3000m d'altitude et la température est bien plus fraîche que dans la Death Valley, les ventilateurs de notre voiture ne nous manqueront pas aujourd'hui ...
Le parc n'est qu'à quelques kilomètres de la petite ville de Lee Vening, mais nous nous rendons vite compte qu'il nous faudra 1h30 pour nous rendre à bon port. Il nous faut traverser tout le parc d'Est en Ouest avant de pouvoir atteindre la Yosemite Valley, là où se concentre l'essentiel des parcours qui nous seront accessibles en une journée.
Le parc est particulièrement sauvage, la vitesse est limitée pour éviter de tuer un ours qui se hasarderait à traverser au milieu des 4x4 et des énormes camping-cars américains. La route ne nous paraît pas longue, la vue est magnifique, le lieu est beaucoup plus accueillant que le désert de la veille.
Avant d'arriver au Yosemite Village, notre premier arrêt se fera devant la falaise d'El Capitan, la plus haute falaise du monde (du monde du Yosemite rajouterait Laurent). Nous passons par le super-marché du Yosemite Village pour prendre un sandwich que nous mangerons au milieu des énormes écureuils, avant de nous rendre par la navette sur notre première randonnée qui nous a été conseillée par une ranger.
Nous effectuerons les 11km et 600m de dénivelé du parcours en 4h30, la montée étant plutôt pénible dans les "escaliers" escarpés au pied de la première chute. Les paysages méritent les efforts effectués et les touristes seront bien moins nombreux en haut de la seconde chute d'où nous assisterons à une opération d'un hélicoptère des secours sur la première chute. La descente est très rapide, sur la fin, l'allée en béton permettant même de courir pour relâcher les cuisses ...
Une dernière pause sur un rocher et nous apercevons un serpent, un "tsssss" pour Laurent qui fera un bon avant de reprendre ses esprits et de se précipiter sur son téléobjectif. L'animal n'ayant pas particulièrement le sens de la caméra, nous n'aurons aucune photo de l'impressionnante bête... un Sierra Mountain Kingsnake.
La marche ayant largement entamé les forces des participants, nous décidons de repartir, après une légère collation, pour le sud du parc et ses Séquoias géants. La nuit tombant assez tôt dans le coin, nous n'y resterons pas longtemps et rejoindrons le prochain Days'inn disponible pour y passer la nuit avant de partir pour le Pacifique.

vendredi 4 juillet 2008

La vallée de la mort ... de la clim

L'accès à internet ayant été un peu compliqué ces derniers temps, je vais gagner un peu de temps en résumant les deux derniers jours dans ce post.

Premier et unique jour de repos du voyage, nous profitons de notre passage à Las Vegas pour souffler un peu et récupérer. Grasse matinée jusqu'à 10h30 et déjeuné au buffet du casino jusqu'à 15h ou nous profitons de la variété des plats proposés pour enfin manger autre chose que du steak.
Le reste de l'après-midi se passe selon les désirs de chacun, avec Romain nous allons profiter de la piscine histoire de ne pas rester enfermé tout en pouvant supporter la chaleur accablante qu'il fait à l'extérieur. Laurent préfère rester au frais et fini de traiter ses photos.

En début de soirée, nous partons admirer le strip de Las Vegas du haut des 350m de la tour du Stratosphere. Malheureusement, les chercheurs d'or n'avait pas le sens de la photo et le Strip n'est pas droit. La partie la plus animée est caché après un virage par les premiers casinos ce qui diminue un peu l'intérêt de la vue.
Nous allons ensuite jeter un oeil au Louxor, un casino en forme de pyramide égyptienne. L'intérieur est immense et les chambres sont logées dans les parois de la pyramide, très impressionnant. Moins impressionnant, le casino qui ressemble à tous les autres et n'a plus grand intérêt à nos yeux.
C'est là que nous nous rendons compte qu'il est déjà 22h et que nous n'avons toujours pas dîné. A la recherche d'un restau abordable, nous nous rendons compte que l'adage qui dit que Las Vegas ne dort jamais est franchement bidon car dans les casinos, à part les machines à sous, à 10h tout est fermé. Nous finirons au snack du Belagio juste avant la fermeture.

Le lendemain, nous avons une grosse journée de route à faire pour rejoindre le parc Yosemite. Avant d'y arriver nous devons traverser la Death Valley, l'endroit le plus chaud des Etats-Unis. Etant donné la chaleur qu'il faisait déjà à Vegas ça deviens limite inconcevable... Malheureusement, la vallée est plongée dans la fumée des feu de forêt qui sévissent dans l'ouest de la Californie et toutes les vues sont bouchée. Le malheur s'acharne sur nous quand la ventilation du Xterra qui donnait des signes de faiblesse depuis deux jours tombe définitivement en panne ... en plein milieu de la Death Valley ... le pire endroit au états-unis ou ça pouvait arriver !! Nous finirons donc la traversée de la vallée toutes vitres ouvertes et sans nous arrêter jusqu'à atteindre le premier macdo climatisé. Il nous faudra la fin de l'après midi pour atteindre Lee Vining l'entrée Est du parc Yosemite et expédier en 30 minutes la visite de Body, une ville de chercheurs d'or, jadis la deuxième ville de Californie (après SF) avec 10000 habitant, abandonnée depuis la fin des années 40 et transformée en parc depuis. Nous prenons de justesse la dernière chambre d'un petit motel de la ville. Les prix sont de plus en plus important, certainement dus à la proximité du parc et du week-end du 4 juillet.

mercredi 2 juillet 2008

J'ai perdu 4$ à Vegas...

La journée démarre tard mais comme on zappe le petit déj qui n'est pas fourni avec la chambre, nous voici sur la route de Vegas. Fini les parcs! Je vais en profiter pour faire un petit récapitulatif. En 6 jours, nous avons vu :
- Island in the sky (Canyon Lands N.P.)
- Arches N.P.
- The Needles (Canyon Lands N.P.)
- Momument Valley (Navajo Nation)
- Goosenecks of the San Juan State Park
- Capitol Reef N.P.
- Bryce Canyon N.P.
- Lower Antelope Canyon (Navajo Nation)
- Lake Powell & Glen Canyon Dam
- Horse Shoe Bend
- Grand Canyon N.P.

Je dis vu car bien loin de moi l'idée que nous aurions pu faire le tour de ces merveilles. Pour certains, il faudrait une semaine de rando acharnée. Mais nous les avons vu, et bien vu, et ils nous laisseront une trace. Je conseillerai quand même de prendre un peu plus de temps pour se poser...

A la sortie de Grand-Canyon, nous tombons sur une ville nommée Valley où se situe une succursale du Planes of Fame, association renommée de préservation du patrimoine aéronautique. Une succursale, parce que le gros des troupes se trouvent à Chino en Californie, malheureusement pas du tout sur notre route. Au menu, quelques avions américains en très bel état et surtout quelques avions japonnais que je n'aurai pas de si tôt l'occasion de revoir. Dans le lot figure un Ohka, avion suicide des kamikazes japonnais, pièce rare.

Sur la route, nous finissons par avoir besoin d'essence et de nourriture pour les passagers. Un Denny's à Kingman, juste avant de quitter l'interstate 40, nous rassasit et une pompe à essence fait de même pour le Xterra. L'essence est tout de même moins chère que dans le Grand Canyon où elle atteignait 4,79$. Là, on retombe à 4,37$. Dans le Colorado, elle tournait aux alentours de 3,99$... Tout ça pour un gallon bien sûr, soit 3,78L.

Un peu plus tard, on arrive au Hoover Dam qui permet de retenir le Lake Mead. Marrant comme il est encaissé et bien moins grandiose que sur les photos... Le plus marquant ici, sera la température à la sortie du 4x4, climatisé depuis le matin. Jamais ressenti une telle température, bien au-delà des 40°C... Ca promet pour Vegas.

Vegas, justement où il fait 108°F soit 42°C, à l'ombre, bien sûr. Nous y arrivons vers 17h30, de jour donc. Première impression, c'est franchement pas terrible à côté de la skyline de Chicago qui reste encrée dans nos mémoires. Quelques buildings, mais ça s'arrête là. En descendant le strip, on passe devant des chapelles de mariage... kitchissime! Dont une en "drive-thru", leur terme pour dire "drive-in"... Nous avons du mal à nous rendre compte de ce que ça peut donner. Nous passerons la nuit au Bellagio, pour 159$ plus taxes la nuit. Pas cher pour un hôtel de cette classe. L'hôtel est énorme avec ses 2000 chambres, son casino, ses cafés, restaurants, sa piscine, etc., etc. Nous devons circuler à travers le casino pour monter aux chambres. Et oui, le principe est simple, si vous passez des chambres au parking et du parking aux chambres, vous ne perdez pas d'argent au casino... donc, c'est comme chez Ikea, vous voulez aller d'un point à un autre mais il vous faudra tout de même traverser tout le magasin ;). C'est l'occasion pour moi de perdre mes 2 premiers dollars dans les machines à sous. Décidemment, je ne suis pas un joueur... je ne ressens absolument aucun frisson, comment des gens peuvent devenir accrocs à ces machines ? La chambre est absolument géniale, décorée avec goût et meublée avec du mobilier de très bonne qualité. Nous n'avons pas la vue sur les jets d'eau de la façade mais la vue vers le Rio, un autre casino, et sur les montagnes de l'horizon, n'est pas mal non plus.

Notre repas du soir sera pris pendant notre visite du strip dans le resto Harley-Davidson... lui aussi bien kitch! Nous passons en revue quelques casinos supplémentaires où je perds mes 2 dollars suivants, ce seront les derniers... Ils sont tous à peu près bâtis sur le même modèle, des machines à sous à perte de vue, une salle de book avec des écrans de télé géants avec tous les matchs en cours sur le continent, une salle de tournoi de poker, quelques attractions pour les plus jeunes, genre salle d'arcade, et des restos... et des magasins de luxe, au cas où vous n'auriez pas déjà tout perdu.

Notre première soirée se termine sur un sentiment bizarre. Quoi faire dans cette ville ?

mardi 1 juillet 2008

Grand Canyon

Nous voilà sur le départ de Page pour le Grand Canyon, les paysages nous semblent désormais plutôt "monotones" pour notre 5ème jour dans ce coin, nous traçons notre route vers la partie sud du parc (South Rim) à une centaine de miles. Nous ne visiterons pas la partie nord, plus sauvage, séparée du sud par la route de plus de 180 miles.

Notre premier objectif comme souvent, est de trouver où dormir, le lieu étant très fréquenté, çela pourrait ne pas être si évident. Nous prenons une chambre au Yavapai Lodge, un hotel du parc, où nous n'aurons ni climatisation, ni Internet ...

Une fois installés, direction l'aéroport du Grand Canyon, Rémi est particulièrement motivé pour survoler l'endroit en hélicoptère, Laurent quant à lui est plutôt mitigé par rapport au temps (très nuageux) et à la lumière (et ses photos) ... La fougue de Rémi l'emporte est à 14h30 nous embarquons à 7 dans un appareil de "la plus grande compagnie au monde de visite en hélicoptère du Grand Canyon" (rien que ça). Le vol dure 30 minutes environ, nous passons au dessus d'une vaste forêt avant d'arriver au dessus du gouffre. La vue est forcément imprenable et permet d'admirer l'étendue du canyon. Nous rejoignons le North Rim en quelques minutes (10 miles en vol). Le Colorado passe au fond de la vallée, il est déjà temps de revenir, et voilà le baptême en hélicoptère de Rémi et Laurent effectué au dessus du Grand Canyon, la journée commence plutôt fort ...

Il est près de 16h, et la chaleur est encore intense, nous passons par la chambre où nous ferons une pause jusque 18h.
Nous nous remettons en route à pieds cette fois-ci, pour parcourir une partie de la South Rim. Manifestement, nous n'avons pas compris les indications (ça faisait longtemps) et tombons sur un cul-de-sac. En bons français, nous traversons la forêt pour rejoindre la route juste derrière via ce qui semble être un chemin. Au milieu des arbres et sans repaires, nous perdons le cap et le chemin se fait sinueux ... jusqu'à ce que Rémi aperçoivent l'arrière de ce qui ressemble à un énorme cerf sauvage ! Les photographes s'approchent pour prendre quelques clichés de la bête qui ne semble pas apeurée, il faut dire qu'avec environ 2 mètres au garrot et d'énormes bois, nous n'avions pas vraiment de quoi lui faire peur ...
Nous reprenons le chemin guidés par le bruit des voitures, la route n'est plus très loin. Le South Rim est enfin là, il s'agit en fait d'une "autoroute à touristes", une allée bétonnée au bord du gouffre de plusieurs kilomètres de long où les touristes marchent tranquillement en tong ...
Le temps a changé depuis notre tour dans le ciel, une brume épaisse s'est installée dans le canyon et nous sommes dépités pour les photos que nous en ramènerons.
Il est bientôt l'heure du couché de soleil et nous nous posons au bord de la falaise avec les touristes pour apprécier la lumière basse relevant les couleurs et les crêtes du canyon.

La journée est déjà terminée, il ne nous reste plus qu'à trouver de quoi manger dans la mini-ville crée juste à l'extérieur du parc, ça sera une pizza pour ce soir avec refill à volonté ...

Nous partons demain pour Las Vegas, un passage clé dans notre voyage, à quelques encablures de San Francisco.

dimanche 29 juin 2008

Antelope canyon

Départ ce matin 7h30 à la fraiche et le ventre vide car pas de petit dej dans le motel de cette nuit. Nous avons 100 miles à parcourir pour atteindre Page et devons être à Antelope Canyon vers 10h pour avoir la meilleur lumière.

La route est droite et sans grand intérêt, nous commençons à être blasé par tous ces paysages grandioses et Romain et Laurent s'autorisent à finir leur nuit. Romain tente de  dissimuler sa sieste derrière ses lunettes de soleil, mais nous savons bien que quand nous ne l'entendons plus, c'est qu'il dort ;-)

Arrivé à  Page nous réservons une chambre dans le premier motel sur notre route et prenons rapidement la direction de "Lower Antelope Canyon". Il n'est que 10h mais le soleil tape fort et la journée promet d'être très chaude.

Antelope Canyon, géré (comme Monument Valley)  par les indiens Navajo, est un canyon très étroit (à peine assez large pour un humain), creusé dans la "pierre de sable" par l'eau de pluie rejoignant le Colorado lors des rares orages qui passent dans la région. Le soleil de 10h arrivant par le haut éclaire les parois couleur sable en forme de vagues et créé de nombreuses scènes photogéniques.

En sortant, nous décidons plutôt que d'aller visiter "Upper Antelope Canyon" qui ressemble certainement comme deux gouttes d'eau à Lower, d'aller nous restaurer dans notre premier Burger King. Expérience aussi décevante que celle de Mc Donalds, ils ne nous reverrons certainement pas d'ici la fin du voyage.

Nous nous rendons ensuite à Horeshoe Bend, qui est un méandre en forme de fer à cheval de la rivière Colorado dans le Glen Canyon. Le point de vue est très haut et nous offre une vue extraordinaire sur le contraste entre la couleur verte du Colorado et le rouge de la roche  qui l'entoure. Nous discernons également le fond de la rivière et la forme que créé son érosion.

La chaleur devenant limite insoutenable (il fait plus de 38°) nous décidons de nous replier dans la chambre du motel climatisée en attendant la fin d'après-midi et profiter de l'internet retrouvé.

Nous finissons la journée par un couché de soleil sur le lac Powel avec vue sur le barrage qui permet son existence. C'est là également que nous établissons notre contact le plus poussé avec un "autochtone". Le couple Romain/Laurent commence à être bien rodé, Romain aborde et Laurent enchaîne (pendant que Romain shoote discrètement).  Celui-ci s'appelle Bryan, vit à Phoenix et a décidé de passer son week-end à photographier les alentours de Page. Nous finirons par dîner avec lui ce qui nous permettra d'échanger longuement sur la photo et sur les différences culturelles entre la vielle Europe et les US.

Bryce Canyon

Décidément, le sommeil nous manque et nous décidons de démarrer cette journée un peu plus tard que la veille. 8h, c'est déjà pas mal de sommeil en plus, mais nous optimisons la procédure de départ matinale et nous nous retrouvons sur la route de Bryce Canyon vers 9h30.

La journée démarre avec une grosse marrade, le policier garé dans sa voiture, devant lequel nous avions fait un demi-tour pas très catholique la veille, - vous pouvez imaginer notre peur de nous faire arrêter par le sherif du coin, paumé le coin, hein!, je suis sûr qu'il s'appelle Rosco ;) -, est en fait un mannequin posé dans une voiture de police... Ils sont délire, ces stats-uniens! Enfin, ces américains...

La route ne dure finalement que 2 heures et demi, et nous arrivons à Tropic, - quel bled ! -, vers midi. Le tour de la ville est vite fait, il y a des motels, deux restaurants, une stations service... un peu comme toutes les villes de ces derniers jours. On se demande où habitent les locaux. Le motel que nous choisissons est un ensemble de châlets en bois, ça fait très far-west. Finalement, la chambre est au rez-de-chaussée d'une petite maison façon "petite maison dans la prairie", pas de châlet pour nous, mais force est de constater qu'elle est très grande et très propre, cette chambre.

Une fois le check-in terminé, comme le traditionnel déchargement du coffre d'ailleurs, nous prenons la direction de Bryce Canyon. Beaucoup plus touristique que les précédents parcs, nous sentons le marché captif du Ruby's Inn situé à l'entrée même du parc. Le fondateur du resto ayant eu le nez creux dans les années 20 en sentant se développer le tourisme du parc... Sa famille a depuis installé : un hôtel, 2 restos, un camping, un motel, un loueur de quads, un spectacle de rodéo... Mais bon, la faim nous faisant oublier ces considérations, nous mangeons là : correct et pas cher, surprenant pour un attrappe-touriste, enfin, surprenant pour nous français, habitués à nous faire tondre par l'industrie du tourisme française...

S'ensuit une découverte du parc, menée à bon rythme, nous commençons par 2 points de vue en voiture, ensuite nous plions une rando en 1h30 "Gardens of Queen", c'est son nom, rallongée de la Navajo Loop. Un petit tour au fond du parc, en voiture encore, 20 miles tout de même!, c'est grand les USA... et nous terminons au Sunset Point, bah oui, le sunset approche...

Nous sentons une certaine fatigue de ces visites au pas de charge des parcs nationaux américains et nous commençons à nous impatienter d'arriver à Las Vegas. Mais je suis sûr que ce sentiment ne persistera pas dans nos souvenirs. Les vues que donnent ces parcs sont tout à fait extraordinaires, l'amphi-théâtre de Bryce Canyon avec ces Hoodoos (petites aiguilles) vaudrait à lui seul le déplacement et les petites randonnées alentours sont vraiment agréables au milieu des pins et du spectacle.

Aujourd'hui, vu qu'il n'y avait pas d'Internet hier à Tropic pour raconter nos tribulations, nous sommes à Page...

vendredi 27 juin 2008

Sur le chemins des anciens

Réveil 6h, mince ! Nous sommes en retard (pour changer diront certains) pour le lever de soleil sur Monument Valley. Ni une, ni deux, nous enfilons des vêtements et roulons vers la Navajo Nation pour prendre quelques photos de ce lieu historique pour les amateurs de western. Un voile ne permet pas de les prendre dans les meilleures conditions mais nous nous en contenterons ...

Retour au motel, certains vont petit-déjeuner, d'autres refaire une courte sieste ... Il est temps de se mettre en route pour Capitol Reef, notre prochain parc qui se trouve à 180 miles de là.
L'itinéraire commence par la montée vertigineuse d'un canyon sur un chemin en gravier , puis les paysages défilent: des plaines où l'on pratique l'open range (l'élevage de vaches sans clôtures) et des canyons rouges et blancs. Un arrêt au bord du lac Powell et nous repartons pour le Days'inn de Torrey, une petite ville à côté du parc national. Dans la voiture, ça pionce dur, la fatigue accumulée tout au long du voyage se fait ressentir.

Arrivée à 14h, il fait très chaud et nous nous accordons une petite sieste avant d'attaquer Capitol Reef.
Ce parc est principalement constitué d'une énorme falaise rouge et blanche d'une centaine de kilomètres. Nous commençons par une petite randonnée au fond des canyons, plus étroits que ceux précédemment rencontrés.
En remontant le parc, nous en profitons pour passer sur les chemins qui mène à quelques "scenic drive" (des points de vue pour touristes flemmards).
Le coucher de soleil nous attend au Sunset Point en haut duquel nous rejoignons quelques personnes pour admirer le reef sous une lumière rougeoyante.

Il nous reste à prendre notre beurgé du soir dans l'un des rares restaurants du coin, bien accueillant comme de coutume aux stats-unis.
Nous nous mettrons demain en route pour Bryce Canyon: Capitol Reef, c'est fait !

jeudi 26 juin 2008

The Needles & Monument Valley

Aujourd'hui, visite d'une autre partie de Canyonlands NP : The Needles, avant de poursuivre plus au sud pour la visite de Monument Valley.

La journée commence avec une bonne surprise. Lorsque nous avons annoncé hier matin au motel que nous resterions une nuit de plus, la manipulation informatique n'a pas bien été effectuée et le paiement de cette deuxième nuit était impossible ce matin, nous avons donc économisé 100$ ce qui est plutôt sympa.

Direction donc The Needles au sud de Moab. Cette partie du parc doit sont nom à une barrière d'aiguilles (voire les explications de Laurent dans son post d'hier), certes remarquable mais qui ne représente qu'une petite partie du site. Celui-ci est beaucoup moins spectaculaire que Island in the Sky mais présente un paysage minéral mélangeant roches à dominante rouge, arbres morts argentés, arbustes et résineux d'un vert profond, tout ceci sur un terrain accidenté qui promet de superbes randonnées.
Malheureusement nous n'avons pas le temps (ou peut-être pas le courage, ou peut-être qu'il fait trop chaud), nous nous contenterons donc d'une petite promenade d'une heure avant de pic-niquer près du visitor center.

Nous prenons ensuite la route de Monument Valley et nous arrêtons à Mexican Hat, un village au bord de la route 163 : 3 motels, une station service et quelques mobiles homes. Heureusement pour nous il reste de la place dans un motel récent et de bonne qualité. Après le check-in, la vérification de la propreté de la chambre et de la connexion internet, nous prenons la route de Monument Valley en fin d'après midi pour avoir la meilleur lumière.

Monument Valley est LE parc de référence des amateurs de western (et des piliers de cafet à Seclin) avec ses buttes de roche rouge disséminées dans la plaine. C'est un parc habité et géré par les indiens Navajos qui contrôlent strictement l'accès et les déplacements dans le parc et y vendent leur artisanat local. Le seul moyen d'y circuler est d'emprunter l'unique route de terre qui serpente au milieu des buttes pour un circuit d'1h30 (Nous apprécions de plus en plus le 4x4). Malgré la petite couche de nuage qui couvrait le site à notre arrivée, le soleil couchant finit par percer et fait flamboyer les buttes qui ne demandent plus qu'à se faire photographier.

Nous quittons le parc après avoir effectué le tour en prévoyant de revenir demain matin au levé du soleil pour prendre la fameuse photo de la cafet. Il nous faut alors trouver un endroit ou nous restaurer sachant qu'il n'y a rien à des dizaines miles à la ronde. Nous nous retrouvons donc au seul restau de Mexican Hat, un steak house en terrasse avec groupe de country/blues en prime : ambiance assurée.

Demain, retour vers le nord pour la visite de Capitol Reef NP.

mercredi 25 juin 2008

Island in the sky

Quel joli titre... et c'est aussi le nom d'une des trois sections de Canyon Lands N.P. (National Park).

La journée commence par une errance destructrice pour le moral pour trouver l'entrée... En fait, c'était simple, il suffisait de s'entêter vers le nord à la sortie de Moab, 9 miles, tout de même. Nous achetons le pass qui permet d'entrer autant de fois qu'on veut pour une année dans tous les parcs nationaux à la charmante ranger qui tient le checkpoint. Au Visitor Center, nous achetons de l'eau, une carte et une autre ranger nous indique certains circuits que nous pourrions faire. De l'eau, c'est important vu la chaleur, 1 gallon (3.78L) par personne et par jour... malheureusement pas de nourriture à vendre : nous passerons la journée avec un reste de paquet d'Oreo, des biscuits bien américains et un peu écoeurants tellement ils sont sucrés.

La première rando, légère de 2 heures tout compris, nous met notre première claque, et oui, pour répondre à Cédric, l'Amérique, c'est vachement profond... nous dominons à plus de 2000 mètres, un spectacle ahurissant de canyons, de mesas (les plateaux qui se terminent en à-pic sur leur extrémité), de butte (les formes issus des mesas mais plus érodées et détachées du reste du plateau, un peu comme une boîte à chaussure posée sur le sol), et de needle (les aiguilles, issues des butte mais encore plus érodées et il ne reste qu'une aiguille plantée dans le sol)... Profonde l'amérique ? C'est clair! Et majestueuse aussi. Je vous passe le commentaire facile sur le sentiment d'être un petit homme devant ce spectacle... même si on ne peut s'empêcher de le penser sincérement dans pareille situation.

La deuxième rando nous fait cheminer le long d'une corniche sur quelques centaines de mètre. Un faux pas et hop, le plus beau et aussi le dernier plongeon de sa vie sur quelques centaines de mètres. Nous nous tenons un peu éloignés ;). La vue, là aussi, est... je ne sais pas, trouvez vous même.

La journée dans Island In The Sky se termine, après avis auprès d'un ranger, par une redescente en 4x4 vers Moab, mais par la piste. 3 heures tout de même sur une piste défoncée, me passeront l'envie, si elle a jamais existée, de faire du 4x4. Quel tape-cul ! Et puis, on avance difficilement à plus de 10km/h... Heureusement, le début est extraordinaire. Une descente directement dans le canyon... où l'on prend conscience de la profondeur de cette Amérique que nous visitons ;), hein Cédric ? De petits lacets, avec comme accotement du rien... mais vous verrez les photos. Flippant ? Oui ! Sur la fin de la piste, nous passons à côté d'une exploitation de potasse avec des bassins d'un bleu, très certainement profond lui aussi (ça y est, je crois que tout le monde a compris), enfin type piscine en quelque sorte, où se dissipe l'eau et où des locaux récupère les cristaux.

Mais nous ne pouvions pas en rester là, c'était trop peu pour nous et il n'était que 18 heures. Un détour à Moab pour remettre de l'essence et c'est reparti vers Arches, le parc nationnal d'à côté, célèbres pour ses arches justement, taillées dans la roche par l'eau dans des temps passés. Romain s'occupe des tractations avec un ranger en train de descendre les couleurs de son pays, dans le but de récupérer un plan. Le visitor center est fermé après 18h30. Oui, nous sommes bien préparés ! Nous faisons route directement vers la "delicate arch", mais le temps d'y monter nous rebute, nous nous contenterons de la vue depuis le "upper view point", rapide d'accès, surtout avec Romain qui fait des bulles à l'horizon et qui a décidé que ça ne traînerait pas ;). Décevant à cette heure-là de la journée, la vue sur l'arche est à contre-jour. Nous aurions dû faire le bout de chemin un peu plus long et monter à l'arche elle-même, tant pis. Nous sommes ensuite allés vers la "landscape arch", bien plus "délicate" à mon sens et, en tout cas, élancée que l'autre. Mais le soleil était passé derrière la montagne, et l'arche était à l'ombre, nous avons néanmoins continué sur la piste pour arriver sur un promontoire sympa, avant de redescendre, crevés, et sortir du parc vers 21h30 soit 3 heures tout de même après y être entrés. Vers 22h, nous étions devant Denny's et c'est là que Rémi qui dira cette phrase célébre : "il me faut un beurger", un burger, quoi. Evidemment, il y aura aussi le milkshake fraise ou banane pour terminer de nous remplir le ventre...

Ce matin nous quittons le Days Inn de Moab où nous avons passé deux nuits pas mal du tout et nous partons vers une autre section de Canyon Lands...

mardi 24 juin 2008

Courses de côte

Départ à 9h00 des plateaux de Colorado Springs à 1800 mètres d'altitude, Laurent prend le volant en direction de Pikes Peak.

Ce sommet est notamment connu pour sa fameuse course de côte immortalisée dans le court-métrage "Climb Dance". Quelques miles plus tard, nous arrivons au péage de la Pikes Peak Highway, une route de bitume et de terre de 19 miles qui nous mènera au sommet à plus de 4300 mètres. La montée se fait à bonne allure après avoir poussé quelques véhicules sur les bas côté. La montée est raide, longue de ses 150 virages, les embrayages des automatiques américaines souffrent autour de nous, notre 4x4 quant à lui, tient bien la route au grand désarrois de Laurent qui aurait aimé drifter au bord des ravins sans glissières. Le sommet nous offre une vue sur Colorado Springs ainsi que sur des sommets enneigés.
Une heure plus tard, nous entamons la descente par la même route. Quelques véhicules s'écartent de notre chemin, à mi-parcours nous arrivons à un checkpoint où un gardien de l'ordre contrôle la température de nos freins ... Laurent est recalé, il dépasse la limite des 150°C de 30°C, le Ranger nous prie de nous arrêter quelques minutes pour les faire refroidir. Nous en profitons pour entâmer une discution avec ce dernier, il nous confie avoir monter avec Ari Vatanen à l'occasion d'une des Pikes Peak Hill Climb.

12h30, il est temps de reprendre notre chemin, nous avons réservé (exceptionnellement ...) un Days'inn à 650 kilomètres de là.
La route grimpe encore nous amenant à plus de 3000 mètres sur les hauts plateaux du Colorado: de vastes prairies verdoyantes encadrées de montagnes aux sommets blancs atteignants 4000 mètres nous y attendent. Les habitations sont rares, les chevaux et les animaux sauvages occupent l'immense espace encore vierge. Nous nous dirigeons vers Leadville, une petite ville perdue où nous consommerons un mauvais plat de pâtes.

La descente s'entame pour entrer dans l'Utah via l'Interstate 70. Le paysage change encore: la température augmente, les montagnes disparaissent pour laisser place aux canyons rougeoyant , tandis que la végétation disparaît. L'autoroute traverse un décor presque lunaire.

Nous sortons de l'Interstate, entrant dans les canyons pour atteindre notre destination vers 20h30. Moab est une petite ville mormone entre les parcs de Arches NP et Canyonlands NP.

Après près de 1000 miles sur 2 jours, le dîner se fait chez Denny's, se terminant par un très bon milk-shake fraise ...

lundi 23 juin 2008

Sur les traces des pionniers du Far West

Aujourd'hui, étape de 500 miles, la plus grosse depuis notre arrivée.
Grosse étape car nous traversons tout l'état du Kansas pour rallier Wichita à Colorado Spring.
A la sortie de Wichita, le paysage change très rapidement et nous découvrons les premiers champs de céréales. Même si cela ne ressemble pas tout à fait à la plaine que nous avions imaginé, le safari reprend avec les bateuses comme cible. Le gros truck américain restant une bonne cible aussi bien évidement.
La route se déroule, droite et large sur des kilomètres, chaque virage deviens un événement. Nous ne sommes plus sur une interstate mais ça y ressemble comme deux gouttes d'eau.
Nous traversons quelques "villes" qui ressemblent de moins en moins à des villes au sens européen du terme et de plus en plus à des zones artisanales avec quelques maisons en bois dont certaines sont quasiment en ruine et des mobiles-homes. Certaines ont même récemment été quasiment rasées par une tornade. Nous sommes définitivement dans l'Amérique profonde.
Nous faisons étape à Garden city pour avaler notre burger quotidien et repartons rapidement car la route est encore longue.
Plus nous avançons dans la journée, plus le paysage se modifie. Les arbres disparaissent et laissent place à la steppe pour finir par un quasi désert d'herbes sèches.
Après notre étape quotidienne pour remplir le réservoir de notre 4x4 gourmand à Las Limas, nous modifions les horloges car nous venons de franchir la limite notre premier fuseau horaire.
Pour finir la soirée, dîner dans le downtown de Colorado Springs et retour au motel ou nous devons préparer plus sérieusement la prochaine semaine que nous allons passer dans les parcs.

dimanche 22 juin 2008

We need oil, just drill !

C'est ce que m'a dit un américain pure souche de 70 ans environ, mais j'y reviendrai plus tard.

Départ ce matin de Kansas City, il était temps qu'on s'en aille, le Days Inn nous avait bien déçu. Une première chambre dégueu que nous n'avons pas accepté, une deuxième chambre so-so, et ce matin, un petit-déj qu'on pourrait qualifier de "léger"... Départ vers Wichita donc, en nous trompant de route, Kansas City ne nous a pas réussi de ce point de vue-là, nous n'avons pas arrêté de nous planter, jusqu'à croire que nous étions dans un certain Days Inn de la ville, alors qu'en fait nous en occupions un autre... Bref, cela nous permet de repartir sur la Interstate 70 vers l'ouest, et d'improviser une étape pendant la matinée : Topeka, qui ne nous fait pas faire un grand détour.

A Topeka, nous tombons sur un marché. Enorme surprise de trouver un marché comme par chez nous en plein milieu du Kansas. Population locale pas trop accueillante pour les photographes que nous sommes, j'entends un "no picture or I'll break the camera" sortir de la bouche d'une vieille femme, alors que j'essayais de prendre un étalage avec des gens devant. Bref, on remballe, on tourne un peu dans la ville et le constat tombe : Topeka, c'est comme Springfield dans l'Illinois, des bâtiments mégalos, pas de centre et personne nulle part... Ca a l'air d'être un standard des villes de taille moyenne.

Nous repartons par la Interstate 35, vraiment vers Wichita cette fois. Sur l'autoroute, Rémi se régale des exploitations agricoles que l'on aperçoit. Un petit air de verts pâturages comme dans les westerns, d'énormes espaces, quelques vaches qui, dans cette immensité, ne doivent manquer de rien... C'est assez vert comme paysage et il doit pleuvoir pas mal par ici. Quelques miles avant l'arrivée, nous croisons El Dorado, est-ce la ville du western d'Howard Hawks ? Nous apercevons aussi des extracteurs de pétrole, est-ce du pétrole ou de l'eau qu'ils remontent ?

Wichita est surtout une banlieue... avec un gros centre commercial Wal Mart et tout le reste, mais aussi des usines aéronautiques, comme dans le reste du Kansas, Beechcraft, Boeing, Cessna, Stearman, etc. Eh oui! c'est à Wichita que sont sortis d'usine une grande proportion des bombardiers de la 2nde guerre mondiale, et une bonne proportion de la production aéronautique mondiale depuis 1921... enfin, c'est ce qu'annonce fièrement le Kansas Aviation Museum que nous avons rejoint après avoir mangé une pizza chez Pizza Hut et avoir erré un peu dans une banlieu résidentielle incroyable... à l'américaine et même plus que ça.

Dans le musée, nous savions qu'il y avait un B29, un B52 et un Beech Starship... nous ne savions pas qu'il y aurait un vieux bonhomme absolument passionné par la restauration de son B29 "doc". Il nous en apprend un peu sur l'historique de la récupération et de la restauration qui dure depuis 2000. Mais il nous en apprend surtout sur ce que l'Amérique profonde pense. Il dit d'emblée qu'il adhère à la NRA (National Riffle Association), se justifie avec le slogan "ce ne sont pas les guns qui tuent des gens, mais les gens qui tuent d'autres gens". Pas faux en vérité, mais pas vraiment réaliste, en tout cas plus maintenant, ce qu'il dit d'ailleurs : "De mon temps, tout le monde avait un gun et personne ne tirait sur personne". Il embraye sur les "ecologist wackos" qui voulurent préserver les animaux qui avait élu domicile dans son avion avant qu'il ne soit récupéré en plein milieu du désert. Et puis, comment faire voler cet avion qu'il restaure depuis si longtemps avec de l'essence à 4$ le gallon ? C'est là qu'il lance, "We need oil, just drill". Voilà, le message de l'Amérique au reste du monde, trouvez-leur du pétrole et tout ira mieux... Le choc des cultures en quelque sorte. Mais malgré tout ça, cet homme était absolument extraordinaire, avec une passion généreuse qu'il aime faire partager... je l'ai aimé. Sa conclusion me plaît : "Le problème dans ce pays, c'est que le monde entier connaît l'Amérique et que personne en Amérique ne connaît le reste du monde".

Au fait, ce soir nous dormons dans un Motel6, propre mais chambre petite et pas de petit déj. Wendy's fait des milkshake corrects, nous nous contenterons de ça pour dîner. L'appétit nous fait défaut maintenant...

samedi 21 juin 2008

Kansas City : Go West !

Ce vendredi, une fine pluie a fait son apparition sur Saint-Louis. Après un petit déjeuner sommaire et quelques minutes devant The Weather Channel, il semble que nous passerons encore entre les gouttes pour notre étape vers Kansas City.

Départ à 9h00, nous prenons l'Interstate 70 en direction de l'ouest pour 250 miles. Le paysage change rapidement, les vastes plaines laissent place à une campagne plus vallonnée qui nous obligent même à prendre quelques virages sur la route. On joue un peu avec les camions histoire de tenter quelques photos et nous arrivons à la périphérie de notre destination, où nous trouvons rapidement le Days'inn qui nous fera la nuit.

Reste à nous trouver de quoi manger, le choix se porte sur un fast-food pour le plus grand bonheur de Rémi. Nous testons le Wendy's, un MacDo like un peu plus à l'ancienne. De jeunes américains côtoient les plus anciens, le contraste est assez marquant.

Arrivés dans le downtown de Kansas City, nous nous livrons à notre safari photo depuis le 4x4, la ville est particulièrement désertique en milieu d'après-midi pour une ville aussi importante.
Nous posons la voiture dans un sous-terrain du centre pour prendre la mesure de la ville à pieds.
L'absence de population et la température nous poussent du côté d'un pub du centre près d'une scène où des musiciens s'installent. Quelques pintes plus tard, les locaux affluent, nous prenons le temps de les observer de prendre quelques contacts rapides avec le barman ou une femme qui pense m'avoir vu pour une pub Kodak (ah les effets de la Guinness ...).

Un peu plus loin, nous trouvons un restaurant spécialité barbecue pour la soirée: en nous plaçant, une affiche annonce la couleur "Eat like a pig !". Une fois Rémi et moi vaincus, Laurent reprendra tout de même un dessert ...

Nous rentrons laborieusement au motel que nous avons momentanément perdu ...

vendredi 20 juin 2008

Saint Louis, c'est fait !

Hier matin départ pour la première étape de route. 300 miles entre Chicago et Saint Louis. Pourquoi Saint Louis et pas Des Moines ? Parce qu'après mures réflexions, il a paru plus intéressant d'aller vers une ville qui n'avait pas encore été inondée, que vers une ville inondée... Des Moines a bien souffert de la pluie de la dernière semaine et il semble que des personnes ont été déplacées... nous avons eu peur de trouver les motels remplis par des "inondés". Bref, direction Saint Louis, donc, en passant par Springfield sur la 55 Interstate. Le long de l'ancienne route 66.

Comme le dit Romain, ça cruise. Notre 4x4 en mode régulateur automatique, une conduite décontracte où tout le monde vit sa vie; genre on double par la droite, oui, par la droite, ou par la gauche en fait, il n'y a pas cette loi comme en France où l'on doit dépasser par la gauche. Ici, le pays de la liberté ;), tout le monde dépasse par où il veut et reste sur la file qu'il veut. Vous le croirez ou non, mais, aux vitesses auxquelles ils roulent, ça se passe super bien! 65mph soit 105 km/h. Déjà pas si mal, surtout que personne ne la respecte, et en roulant à 70mph, prudents ces français, non ? on se fait largement doubler. Par la gauche ou par la droite, donc.

Springfield, allez savoir si c'est la ville des Simpsons ?, encore dans l'Illinois, nous a servi de pause déjeuner. Une ville "d'ici", sans véritable centre, des immeubles administratifs complètement mégalos, et puis, personne ou presque. Je n'en retiendrai pas grand'chose, si ce n'est que nous sommes maintenant vraiment dans l'Amérique profonde. Proprette en générale, je trouve assez conservatrice, avec des drapeaux américains, des statues à la gloire des pompiers et des policiers qui servent les villes, et aussi en ruine de temps en temps. Personne ne prenant le temps de démolir les immeubles devenus obsolètes.

Arrivée sur Saint Louis vers 5pm, avec une vue imprenable sur l'arche et sur le Mississipi river... un peu haut vu de loin. Grosse ville, un downtown bien sympa avec des immeubles apprentis skyscrapers... Moi, j'ai assez aimé cette ville, avec quelques personnes dans les rues, c'est assez rare pour être signalé. Une vraie mixité, noirs/blancs contrairement à Chicago où les noirs sont plutôt dans les rues aussi mais derrières les balais.

On a choisit un motel Days Inn pour la nuit, pas loin de l'aéroport de Saint Louis, après avoir erré pas mal dans une banlieue industrielle et, pour le coup, pauvre. Tout y est assez délabré, des gens qui zonent et d'autres qui sont devant leur maison, grande certes, mais mal entretenue, dans des quartiers, grands et mal entretenus aussi.

Le soir, on trouve le quartier des restaurants, Rémi mange une salade, très bonne paraît-il, nous un burger, classique et un peu lourd quand c'est déjà le 4 ou 5e du voyage ! KitchenK, le nom du resto. Dans la foulée, on marche un peu direction du mississipi, en crue, avec les parkings des berges qui commencent sérieusement à être recouverts, et un casino flottant, où personne ne jouera ce soir... le ponton noyé.

Une photo de l'arche, une rencontre avec un musicien black, quelques photos et au dodo.

Aujourd'hui, c'est direction Kansas City !

PS: la carte google maps ici sera mise à jour régulièrement, enfin, tant qu'il y aura du WiFi.

Chicago - The "skyscrapers" city

Désolé pour le retard, c'était mon tour mais j'était trop claqué hier soir pour poster.

Donc hier, journée marathon pour la visite de Chicago.
Après une nuit courte (trop chaud dans la chambre, décalage horaire et Romain qui prend toute la place) et un gros petit dej, départ à 8h à bord du Xterra (du jap et pas de la Ford au grand désespoir de Laurent) direction le centre ville.

Suivent les bouchons sur l'autoroute, la traversée de toutes les banlieues possibles (les riches, les pauvres et les zones industrielles) avant d'arriver au premier magasin de photo pour récupérer le matos commandé par Laurent. Tout ça avec en arrière plan la Sears tower et la bonne centaine de building qui compose le loop.

Piloté par Romain (il connais le loop par coeur depuis) et drivé par Laurent, on arrive au parking pour garer le 4x4 et on passe par le deuxième magasin photo "central camera". Celui-ci est complètement hallucinant, une espèce de caverne d'ali baba ou se côtoie le matériel le plus récent et les occasions les plus improbables. Les murs sont couvert de vielles pubs des années 70/80 couvertes par la poussière. Celui-ci n'est pas pour autant mourant, il y a plusieurs vendeurs qui s'activent pour servir autant de clients.

De là (et malgré la lumière trop dure de la mi-journée) commence le safari photo dans le loop et au bord du lac Michigan en direction du Navy Pier d'où part l"architecture tour", balade en bateau commentée pour découvrir les principaux buildings de Chicago.

Le tour est repoussé à plus tard dans l'après-midi (pour cause de mauvaises conditions photographiques) et nous retournons vers le loop dans lequel nous tournons à pied une bonne partie de l'aprés-midi. On passe par un magasin de disques de jazz (soit disant le plus grand du monde) qui est aussi impressionnant que central camera. Des milliers de disques de jazz et de blues, neufs et d'occasions, il y a de quoi y passer une journée entière à fouiller dans tout ça. Mais bon, c'est pas tout mais il faut retourner au lac pour faire le tour en bateau.

Retour qui veux dire, re-30 minutes de marches et Laurent commence à traîner la patte à cause d'un mal de pied persistent. Il va y gagner le surnom de "handi-shooter" trouvé par Romain mais ça ne le fait pas vraiment marrer ;-) Le tour est très intéressant et permet grâce à de rapides notions d'architectures (moderne et post-moderne) de découvrir les buildings sous un nouvel angle.

Ensuite, retour express à la Sears tower en taxi (Laurent ne peux plus faire le trajet à pied) ou nous assistons au couché du soleil depuis le 110 ieme étage de la tour la plus haute du monde après les tours Petronas. Il va de soit que la vu à 360° est magnifique et que ça shoote dans tous les sens.
On se finit avec une pizza monstrueuse dont les restes finiront dans les mains de deux SDFs ravis.

Pour finir avec nos impressions, Chicago est une ville à l'américaine, avec de grandes avenues et sans véritable centre. En dehors de la sortie des bureaux, il y a très peu de vie dans les rues et la nuit c'est carrément désert. Malgré ça on a un sentiment de sécurité du à l'absence d'agression par l'environnement ou par les gens qui nous entourent. Nous avons l'impression d'avoir fait le tour de la ville n'avons pas de regrets de ne pas rester plus longtemps.

Demain l'aventure commence vraiment avec le départ vers Saint Louis.

mercredi 18 juin 2008

Bien arrivés !

Si certains des hypothétiques lecteurs de ce blog se posent la question, oui, nous sommes bien arrivés. Pas de problème, à part un petit retard au départ à cause d'un passager avec bagages enregistrés qui n'est pas monté dans l'avion et des policiers des frontières US toujours aussi zélés.

Nous avons la voiture, nous sommes à l'hôtel pour les deux premiers soirs.

C'est parti...

Ah au fait, ça poste de la tof ici :

Groupe Flickr

jeudi 12 juin 2008

Roadtrip 2008 : Chicago - San Franscico

Notre périple est approximativement décrit sur Google Maps. Il évoluera bien sûr en fonction de nos (més)aventures.
Description rapide : nous arrivons à Chicago, puis direction Kansas City, ensuite Denver avant d'entrer dans les canyons pour la visite des parcs (Arches NP, Canyonlands NP, Glen Canyon NRA, Zion NP, Grand Canyon NP), puis étape à Las Vegas. Il restera à traverser la Death Valley et Yosemite NP avant l'arrivée à San Franscico. Au bas mot 4000km pour ce trajet, les divers détours, arrêts et mésaventures risquent de nous amener plutôt vers 5 à 6000km ...